27/08/05

Ma bohême

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées Mon paletot aussi devenait idéal J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !Mon unique culotte avait un large trou.- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma courseDes rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frouEt je les écoutais, assis au bord des routes,Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttesDe rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;Où, rimant au milieu des... [Lire la suite]
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26/08/05

La vie

Qu'est ce que la vie sinon une série de folies inespérées. Bernard SHAW
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26/08/05

Joie

La Fondation Maurice Carême m'ayant fait remarquer que le poème que j'avais publié il y a quelque temps n'était pas entier et avait été publié sans autorisation, je republie donc ce merveilleux poème dans son intégralité. Je remercie la Fondation Maurice Carême de son aimable autorisation. JOIE Joie de je ne sais quoi, Joie de vent, joie de feuille, Joie flamme d’écureuil, Joie de myrtille au bois. Joie d’être un peu de givre Sur la branche au printemps, ... [Lire la suite]
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25/08/05

Croyance

La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue soit d'une mauvaise foi la première se corrige la seconde se combat. Friedrich NIETZSCHE
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25/08/05

Le cygne noir ( El cisne negro)

Je prononce ton nom et j'embrasse alors ta blancheur. J'écris ton nom et palpe, brin par brin, le cygne noir de ton pubis. L'amour, le tableau de son ombre, est le serrement musical d'une main tendue vers une autre main. Une voix dit ton nom devant la mer et moi je le répète derrière la mer, et je l'écris sur des petits bouts de papier que je disperse ensuite sous les ponts pour que nul ne le lise ou ne le touche. Roberto SOSA   ( Masque bas)
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24/08/05

Ruines du coeur

Mon coeur était jadis comme un palais romainTout construit de granits choisis, de marbres raresBientôt les passions, comme un flot de barbaresL'envahirent, la hache ou la torche à la main Ce fut une ruine alors. Nul humain.Vipères et hiboux. Terrains de fleurs avares.Partout gisaient, brisés, porphyres et carraresEt les ronces avaient effacé le chemin. Je suis resté longtemps seul, devant mon désastreDes midis sans soleil, des minuits sans un astrePassèrent, et j'ai, là, vécu d'horribles jours. Mais tu parus enfin,... [Lire la suite]
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24/08/05

Lucidité

La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil René CHAR
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21/08/05

Un peu de rêve

Les étoiles           Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence. Alors les sources chantent bien plus clair, les étangs allument des petites flammes. Tous les esprits de la montagne vont et viennent librement ; et il y a dans l’air des frôlements, des bruits imperceptibles, comme si l’on entendait les branches grandir, l’herbe pousser. Le jour, c’est la vie des êtres; mais la nuit... [Lire la suite]
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20/08/05

Paradoxe

Le paradoxe de l'amour réside en ce que deux êtres deviennent un et cependant restent deux Erich FROMM
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20/08/05

Sonnet Astronomique

Alors que finissait la journée estivaleNous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvantA ces mondes lointains dont je parle souventAussi regardais-tu chaque étoile en rivale Au retour, à l'endroit où la côte dévaleTes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le ventVénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale Puis, las d'amour, levant les yeux languissamentNous avons eu tous les deux un long tressaillementSous la sérénité du rayon planétaire Sans doute, à cet instant, deux amants... [Lire la suite]
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